Jardin

Publié le par Jean Leznod

Angelus Millet
Angelus Millet

Après diner, ils se rendirent au jardin.

Il ne faisait pas encore le froid des nuits noires d’été qui contraste avec la chaleur du jour en montagne, mais en même temps que le soleil déclinait, inondant la vallée de ses dernières couleurs vives, une légère brise parée de fraicheur faisait frémir le duvet de leurs avant-bras dénudés et de leurs torses bombés, la chemise remontée jusqu’au coude et ouverte de plusieurs boutons sur le devant.

Eux qui avaient tant profité de cette journée à parcourir les sentiers, s’émerveillant sur chaque trouvaille, don de la nature environnante, ils sentaient fort la transpiration, sans toutefois que cela soit désagréable. Le souffle du vent, en chassant les dernières gouttes de sueur perlant sur leurs tempes, leur apportait par saccades les effluves de la variété de fleurs éclatantes et sauvages dont les prairies se couvrent à cette époque, distillant leur pollen envoutant qui mêlé au parfum de leur peau rendait l’atmosphère grisante.

Ils restaient là immobiles, leur regard plongé dans l’immense vallée qui allait bientôt être recouverte par la nuit et disparaitre sous leurs yeux.

Publié dans Divers mots

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