Train

Publié le par Jean Leznod

Train

Le train me fût longtemps un grand allié, presque un ami ou du moins quelqu’un de familier. Je le prenais pour rejoindre ma bienaimée, là-bas au bout du monde, face à l’océan paraissant l’éternité.

Et puis tout s’est arrêté, le train, et les voyages aussi.

Assis au café de la gare en face des quais, un stylo à la main, Jean Leznod qui regarde partir les trains ou en attend un, personne ne le sut dire exactement, écrit ces quelques mots sur la nappe avant de s’en aller.

« Ton grand retard est la cause de mon désespoir. Je ne veux plus rester seul, planté sur un quai vide, amer à te laisser partir, sans moi là-bas, où j’ai connu l’amour.

Permets-moi de goûter encore une fois aux joies de ces virées amourachées. En simple passager si tu le souhaites, je te l’assure, cela me suffit et je me languis.

Pour que mon cœur revive les vifs battements tambourinant de ta puissante vitesse, train trépident, train de la vie, train de l’amour, quand me permettras tu d’embarquer à nouveau dans ta folle course.

Et si tu ne me lâchais plus jamais en route, ce serait merveilleux.

Merci. »

Publié dans Divers mots

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article