Terre

Publié le par Jean Leznod

Edvard Munch
Edvard Munch

Tu es certes toute petite, si l'on regarde l'univers, mais à la fois immense quand on n'y pense.

Seule, tu ne serais pas la même, sans le soleil et tous ces astres qui s'attirent et se réfléchissent, et pourtant, tu en vaux largement la peine.


Grâce à toi, par ta place dans ce magma, je me tiens encore debout.

Mais pour combien de temps encore et quand devrais-je tomber à genoux ?


Ta beauté, ta diversité, tes saisons, ton équilibre, ta force, tes richesses, tes couleurs, sont toute ma vie, et je n’en ai pas fini.


Mais voilà, sur ta surface, l’humain s'est soi-disant développé.

Chassé du délicieux éden, il a recommencé, à te souiller.

Souhaitant te dompter pour assouvir ses vanités, ses pieds t’ont foulé tel un paillasson sur lequel on décrotte ses viles saletés, cette soif de richesse et de profitabilité.

A tout prendre mais à quel prix.


S'il te plaît, terre nourricière, pardonne-moi de ne pas avoir su t'aimer comme tu le méritais.

Texte écrit à l’occasion de Journée Mondiale de la Terre pour l’évènement « Je chante, tu danses... ils (elles) fêtent la Terre nourricière ensemble » de la librairie AU Plaisir De LIRE.

Publié dans Divers mots

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