La complainte de l’écrivain

Publié le par Jean Leznod

De la couleur, bon dieu, de la couleur

Et des tripes et du sang et de la sueur

Pour pondre ce satané bouquin

Et de l'encre qui parle avec les mains

 

Thérésa de Yacinta, du suave, du suave

Au goût nacré de goyave

Pour donner du cœur à entendre

Aux belles âmes douces et tendres

 

Jésus, Marie, Joseph, j'implore votre miséricorde

Que ça s'accorde, que ça s'accorde

Et tous les saints et diables du monde

Faites que ces pages blanches se comblent

 

Mahomet on dit de toi que tu es prophète

Je te prie pour que mes mots chantent en fête

La liesse des sentiments ardents

Fiévreusement tonitruants déboulant

 

Bouddha dans ta grande sagesse

Promis de mes cendres je nourrirai les arbres

Mais en ton ventre aie la largesse

De me donner le don de la palabre

 

Et toi l’athée qui ne croit qu’au rationalisme

Tu peux bien te parer de nihilisme et de tous les « ismes »

Je te donnerai raison avec conviction et foi

Mais je t’en conjure, que mes récits soient de bon aloi

Publié dans Poésie

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Delphine B. 12/10/2016 00:16

J'aime bien Jean ! Il y a toujours de la passion dans ta poésie ; et de la fraicheur. C'est bon ! Merci .

Jean Leznod 12/10/2016 21:25

Merci Delphine, oui pour la passion ! Au plaisir de se lire

Dana LANG 26/03/2016 19:56

Ils vous ont exhaucé, c'est inspiré, vif et drôle et bien tourné !

Jean Leznod 26/03/2016 20:09

Merci encore une fois !